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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Si tous les émigrés...

 

Dans nos pays, que nous enseigne-t-on à l'école colonialiste, juste de quoi maîtriser la lecture, l'écriture, et accessoirement le calcul, afin justement de mieux servir le "maître du système".

Alors, dans leur immense majorité, nos compatriotes qui émigrent en France, pour quelque motif, n'éprouvent pas le besoin d'améliorer ces maigres acquis scolaires, l'essentiel pour eux étant de satisfaire les besoins primaires, légitime en soit, et de remplir à l'occasion, les boîtes à musique, durant le week-end, du moins pour les plus désœuvrés.

Quand ce phénomène est observé, on tente de comprendre l'extraordinaire déficit de solidarité qui touche nos communautés.

Evidemment, chacun y va de son explication.

Combien de fois n'ai-je pas entendu des absurdités, voire même, lire de grossières inexactitudes.

Tenez, dans la présentation de son programme d'activité, une association de l'agglomération pousse la mauvaise plaisanterie de remettre en cause l'action associative des années 1970 à 1980… on y perd son latin.

Précisément, je suis issu de cette école là, j'en garde une légitime fierté, et c'est grâce à une formation sans faille sur le terrain, que je suis devenu en 1995, une voix autorisée sur une antenne de radio.

Les auditeurs assidus de SUN F.M le mercredi de 20 heures à 22 heures , et le samedi à 11h55, tous les 15 jours, en savent quelque chose.

A dessein, j'ai fait état des expressions, école et formation.

Connaissant bien l'Histoire de mon peuple, le contexte peu favorable, et un environnement détestable, je ne cesse de répéter à qui veut m'entendre que la vie associative est un combat, aux résultats toujours incertains.

De fait, et pour ma part, une association c'est d'abord et avant tout une excellente école de formation complémentaire, du moins quand on s'en donne la peine.

Dans les années 1970 ,  dès ma sortie du cycle universitaire, je m'enquiers rapidement, de la présence de communautés caribéennes dans la région, peu nombreuses à l'époque, et je découvris, l'A.G.T.C.G… l'association Générale des Travailleurs Caribéens et Guyanais ayant par vocation, une dimension nationale.

C'était la bonne école, les anciens se souviennent au hasard des noms… que les autres me pardonnent de ne pas les avoir cités.

En particulier… et votre serviteur, étions catalogués de "politiciens", j'en suis fier, ce qui me permet aujourd'hui de porter un certain regard sur les hommes et les événements de notre temps, qui peut mieux faire dans ma communauté spécifique, qu'il se fasse connaître et nous serons ravis à SUN F.M.

C'était la belle époque, celle de la fraternité , de la vraie convivialité, où les femmes et les hommes acceptaient la compétence et le savoir-faire des autres.

Bien sûr, il y avait des tempéraments différents, c'est normal, et humain.

Mais nous menions un combat sans merci, contre le Colonialisme, et le BUMIDOM, véritable négrier des temps modernes, remplacé depuis par l'A.N.T., guère différent dans la conception et dont certains feront n'importe quoi pour mendier ses maigres subventions (soirée du 12 juin 1993).

Puis-je ajouter que nos débats et conférences étaient très attendus, les cours de promotion sociale, très appréciés, bref nous étions fiers d'être des nègres.

De nos jours, les choses auraient pû être différentes, les associations s'étant multipliées, malheureusement beaucoup de dirigeants n'ont pas saisi le sens et la portée de leur mission.

Ce n'est pas parce qu'on est président d'association que la lune vous est donnée, de même que le fait d'organiser du "boudin parti", ou du "punch parti", ne donne pas la dimension régionale.

Amitié, Solidarité, Caraïbe, Guyane, grâce à mon culot, une détermination sans faille, mes compétences propres, mon savoir-faire, a organisé les assises de juin 1993, et pourtant je ne lui ai pas reconnue une prétention nationale, suivant le principe qu'une hirondelle ne fait pas le printemps.

Alors, l'échec de la rencontre du 18 février dernier, appelant les associations de l'Emigration , à se mettre d'accord sur un minimum de consensus, est le résultat de mentalité médiocre dépourvu d'intérêt.

Le Président de SUN F.M. et excellent animateur, me disait il n'y a pas longtemps

- Lénce maintenant que je connais ta communauté, je te connais, tu es très en avance sur ton temps…

Merci de ce satisfécit, grâce à l'A.G.T.C.G, bien entendu..

Je ne puis me contenter de cela, et c'est pourquoi désormais, je mettrai toute la conviction et mon énergie, au service de l'édification du mémorial du Nègre, marquant à jamais, notre lourde créance au regard de cette Humanité là.

Léonce Lebrun

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