MOI2

 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Le temps de l'Espoir

 

Pour cette sixième chronique, et oui ça va vite, les sujets ne manquent pas, la quinzaine écoulée ayant été riche en enseignements de toute nature pour alimenter notre réflexion, tel, par exemple, l'échec relatif de la Liste - Solidarité Outre Mer - aux élections européennes du 12 juin dernier, qui ne s'est pas imposée nettement dans nos pays, comme a priori on aurait pu le supposer notamment à la Guadeloupe, mais cela est une autre affaire sur laquelle je reviendrai…

Aujourd'hui, j'ai préféré rester en contact avec le sujet du magazine.
Dans quelques instants en effet, nous évoquerons la situation économique des territoires dits "Outre Mer", particulièrement ceux :

  • de nos pays de la zone Caraïbe
  • Martinique, Guadeloupe
  • de la zone Amérique du Sud
  • La Guyane
  • de la zone de l'Océan Indien
  • La Réunion


Tous les économistes le disent, << Il n'y a d'économie que d'hommes …>>
- l'Economie est faite par les hommes et pour les hommes.
En effet, quelque soit le système politico-économique adopté, socialiste, marxiste, libéral, dans un pays donné, les hommes vivent sur la base d'une solidarité réelle sans cesse rénovée.

Dans un tel cadre, la relève des générations est assurée par la population active qui garantit grâce à son travail, la subsistance des familles, des malades, et des retraités.
Or, sauf pour la
Guyane qui est sous peuplée, à la Réunion, et en Caraïbe, c'est le trop plein.
Nous vivons dans nos pays avec des records d'habitants par km² :

  • Martinique, 299 h/km²
  • Réunion, 206 h/km²
  • Guadeloupe, 185 h/km²
  • Guyane, 0,8 h/km²

    pour mémoire, la moyenne supportable est de 80 à 100 h au km².

Aucune politique adaptée n'a apporté une solution interne, au problème spécifique de cette démographie galopante.
Dans ce domaine particulier, la règle générale a été le "laisser-faire", en espérant que le versement des prestations sociales, résoudrait le chômage des jeunes, en particulier.

La conséquence de tout cela est qu'on on a assisté depuis 1970, à une exode massive des populations en direction de la France, pour grossir l'effectif de la sous qualification des divers services publics de l'Etat, des collectivités décentralisées et autres.
C'était le temps de la huée vers une Eldora qui du reste n'a jamais existé sinon pour les esprits faibles.

Et, maintenant, par ces temps de crise, le corps social étant fragilisé, sinon désespéré, les minorités ethniques sont les cibles toutes désignées, comme responsable du chômage, de l'insécurité, de la délinquance… bref de tous les maux engendrés par une société en pleine déconfiture morale, dans ce domaine là, nous aurions grand tort, Caribéens, Guyanais, Réunionnais, de nous sentir collectivement à l'abri de la vindicte des autochtones

L'économie est faite par les hommes et pour les hommes.
Entendons par là que, partout où les hommes naissent, vivent et meurent, ils doivent décider de leur destin en toute connaissance de cause.
Nous retrouvons à travers ce dogme, le principe inaltérable :
- du droit des peuples de disposer
d'eux-mêmes.
Est-ce notre cas … Je ne le pense pas, mais je voudrait bien y croire...

Tour à tour, on nous a imposé l'agriculture coloniale, le tourisme, et maintenant, nous sommes installés dans une pseudo société de consommation, dominée toujours par le même groupe ultra-privilégié, un système où toute initiative n'a que peu de chance d'aboutir, en raison même de son caractère vicié et aliénant.

Oui, vraiment, après ces années noires, devra venir le temps de l'espoir, qui donnera une chance aux femmes et aux hommes de bonne volonté, pour le plein épanouissement des générations futures

Léonce Lebrun

Informations supplémentaires