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 Le blog de Léonce Lebrun

Dans aucun pays du Monde il n’y a un tel vocabulaire de marginalisation des minorités, qu’elles soient politiques ou sociétales, en vertu des diktats de la "Démocratie" qui impose la loi d'une majorité, certes légale, mais non légitime, d’un point de vue morale, car elle peut être idiote, obtenue sous le coût d’un enfumage  bien rodé, destiné aux naïfs d’un Système à bout de souffle…

... Et vous avez : communautarisme, diversité, populisme, islamisme radical,  radicalisation et le dernier né, terrorisme, dont le Pouvoir exploite politiquement les conséquences, avec le concours de médias affidés, tout  en  niant délibérément les causes, par exemple la destruction de l’Etat libyen….

Changement de style

 

Chers auditeurs bonjour, et à nouveau bonne année.

Du changement dans ma chronique, tout au moins au niveau de l'accompagnement musical.

En effet, j'ai laissé la grande musique que vous avez, j'espère bien apprécié, pour me rapprocher davantage de notre rythme.

Pour le reste pas de changement, et notamment au niveau du fond, car d'essentiel pour moi, et à SUN F.M ce n'est pas de faire plaisir, mais d'amener l'auditeur à réfléchir, et dans ce cadre là, je pense faire œuvre utile.

D'ailleurs, j'ai intitulé ma chronique de ce jour :

"Clause de style" -

...C'était un S.D.F.(sans domicile fixe) ne faisant de mal à personne, seulement il était bronzé, originaire du Mali ,(Afrique) alors, cinq européens de race indo-européenne originaires de France l'ont froidement assassiné pour, ont-ils déclaré aux enquêteurs : "se payer un nègre".

Crime raciste me direz-vous, allons donc, un simple fait divers pour certains, et qui ne mérite pas qu'on s'y arrête, le G.I.G.N.( Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) ne se déplacera pas, et donc la côte de popularité d'un présidentiable ne s'en trouvera pas modifiée.

Mais à bien regarder, ce S.D.F. aurait pu être un Caribéen, un Réunionnais, un Guyanais, un Polynésien, un Malésien, Français dit-on, mais dont le seul tort, aura été d'être de race nègre.

Nous vivons donc, dans un monde peuplé d'hypocrites, et de requins, dont les naïfs seront irrémédiablement dévorés.

Les naïfs ce sont forcément les minorités inorganisées et ethniquement différents, et nous, Caribéens, nous ne sommes pas à l'abri de plus graves déconvenues, compte tenu de notre inaptitude viscérale et légendaire à refuser peu ou prou le culte de la Solidarité

Car enfin, le 31 décembre dernier, en ne m'associant pas à l'euphorie et l'hystérie collective, suite à la fin tragique d'un enlèvement d'avion à Alger, j'ai rappelé seulement qu'il fallait d'abord établir les causes, avant de montrer du doigt de "dangereux preneurs d'otages".

Ce faisant, je réponds sans ambiguïté aux remous soulevés, aux états d'âme de certains Caribéens, lors de ma chronique du 31 Décembre dernier, justement...

Mon enthousiasme, mon besoin de savoir, ma curiosité intellectuelle, m'ont conduit à me pencher sur la connaissance de mon passé, pour mieux préparer l'avenir.

Mon passé, celui de mon peuple, est un récit de malheur, d'humiliation de toute nature, dominé par l'Esclavage, le colonialisme relayé par une pseudo-départementalisation.

C'est encore, nos compatriotes tombés en Europe, en Indochine, en Algérie, pour une cause qui n'était pas la leur.

Ce sont encore nos morts de Martinique en 1959 et 1974.

Ceux de Guadeloupede 1967 et 1985.

Les 19 kanakes d'Ouvéa de 1988.

De nos jours, ces millions de Rwandais et Burundais.

Je suis solidaire de ces hommes, civils ou combattants, tombés les armes à la main dans l'honneur.

Leur cause c'est notre cause.

Le droit des peuples de disposer d'eux même est un droit inaltérable

Vous avez dit, clause de style !

Léonce Lebrun

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