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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Premier anniversaire

 

Le temps passe, mais la mémoire demeure vivace et intense.

Il y a un an déjà, je prenais possession de ce micro, pour faire écouter, et entendre, tous les 15 jours et à la même heure, une voix intraitable.

Rappelez-vous, avant de m'engager sur cette route ô combien incertaine, j'avais évoqué un dramatique fait d'arme du XIXème siècle :

- 1836, à Alamo (Etat du Texas) sous domination mexicaine à l'époque, contre une armée de 5000 hommes, 192 combattants engagèrent un face à face sans merci, sans issu pour leur vie, pour que triomphe : La Liberté.
Car dans leur cas, il fallait se soumettre où résister.

J'avais declaré aussi :

- On ne vieillit pas avec le temps qui passe,
-On devient vieux quand on a trahi, déserté ou perdu son Idéal.

Idéal, ce mot magique est lâché.

Sans une certaine idée de mon peuple...

Sans une certaine idée de ma race...

Sans une certaine idée de l'Homme en général, je me sentirais très pauvre et inutile en cette fin de siècle, dont je suis un contemporain.

Mais voilà, le destin en a voulu autrement, tant mieux pour moi, et c'est fort de ce privilège, que je me trouve sans complexe, embarqué dans la mêlée, au service de notre Cause, dans le cadre d'un Idéal très fort.

Un Idéal, voilà ce qui manque à trop de mes frères de la Caraïbe notamment.

Je hais le système colonial qui a pû laisser croire à mes compatriotes que leur avenir se bâtirait autour d'un zouk, d'un punch ou d'un bout de boudin, sans imagination, ni esprit de Solidarité, dans un Monde de plus en plus difficile, où il est requis de chacun intelligence et vigilance, à défaut d'une participation active, où d'un engagement déclaré.

Oui, revenu à son "top niveau", l'Homme des Assises de Juin 1993 bouscule depuis un an, les certitudes des uns, et les ignorances des autres.

Les réputations se fondent, les rumeurs vont bon train sur la crédibilité du Caribéen, peu importe.

Car, pour moi, Caribéen, depuis un an suivant l'événement, les circonstances et le contexte, j'ai, avec justesse, magnifié, dénoncé, approuvé, expliqué.

Dans toute cette démarche, je me suis fixé une ligne de conduite : ne pas chercher à plaire, une attitude irresponsable, qui ne contribuerait point, à une prise de conscience.

Vous m'écoutez aujourd'hui
Vous m'entendrez demain.

Mais un jour, vous intégrerez mes propos.

Léonce Lebrun

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