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 Le blog de Léonce Lebrun  

Au pays du "vivre ensemble", et d’absence de race, on supporte difficilement la présence ou la supériorité d’un Nègre en pôle position.  C'est ainsi que  Barack Obamafut l’objet de tous les quolibets des médias français durant sa présidence aux USA  de 2008 à  2017, et voilà q'à l'occasion du Grand Prix de formule 1 (sport automobile) du Mexique, le dimanche 29/10)

Lewis Hamilton, Britannique, ayant été déclaré champion du Monde pour la 4è fois de sa carrière,  ce fut un  déchaînement de haine sur les forums de la presse sportive de ce côté de l’Atlantque..

E vérité , Barck Obama et Lewis Hamiton, même combat pour le prestige de la Race NEGRE

Vive la Caraïbe libre...
 
Oui, vous avez bien entendu… Vive la Caraïbe libre...
Un vœu pieux diront certains, de la prémonition qui sait…
Ceci étant, je paraphrase un discours célèbre
Replaçons nous dans le contexte…

Le 25 Juillet 1967, le Chef de l'état français en voyage officiel au Canada  est de passage au Quebec, province canadienne.

Du haut du balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal ,capitale du Quebec, poussé par une foule en délire il lance, le célèbre… /
 ...Vive le Quebec libre...
Les séparatistes venaient de recevoir en 10 secondes, le feu vert leur permettant d'entamer un long processus qui devra les conduire à l'indépendance du Quebec.
A la suite de cette déclaration, préméditée ou pas, le voyage officiel fut interrompu et pour cause…
Nous sommes en terre canadienne, un pays souverain, au titre duquel l'Hôte Officiel doit des égards protocolaires, et le minimum de respect, de la part du chef d'état d'un pays, très pointilleux sur les attributs de sa souveraineté…
Imaginez-vous un instant le sort diplomatique qui eût été réservé à un chef d'Etat étranger… chinois… cubain… soviétique… par exemple… lançant du balcon de l'Hôtel de Ville de Basse-Terre ou de Fort de France.
 Vive la Guadeloupe libre
 Vive la Martinique libre
… pays qui je vous le rappelle sont éloignés de plus de 8000 kilomètres de l'Europe que chacun comprenne la dimension de l'allusion...
En écrivant ces mots, je suis saisi d'une intense émotion.
Oui, ce jour du 25 juillet 1967, fut pour moi très sombre.
Car, trois mois auparavant, en terre caribéenne et plus précisément à Pointe à Pitre  Guadeloupe, plus de 100 travailleurs Guadeloupéen du bâtiment étaient lâchement assassinés par des gardes mobiles…
... Des femmes et des hommes, qui sans revendication politique particulière, étaient descendus dans la rue pour réclamer des meilleures conditions de travail et de vie, par des salaires décents.
… mais en terre coloniale, -Monsieur- on ne fait pas de quartier face à des nègres fussent-ils dit-on Français, d'aucuns diront entièrement à part.
En Caraïbe  un système est mis en place, conduisant l'immense majorité de mes compatriotes, à avoir la mémoire courte, trop courte même, à mon goût.
Ainsi, combien de Guadeloupéens jeunes, moins jeunes, nés au pays se souviennent-ils de ces heures sombres de l'année 1967, un drame au titre duquel, lepouvoir colonial avait saisi l'occasion pour décapiter nos mouvements nationalistes naissants, organisés autour du Gong à la  Guadeloupe et l'A.G.T.C.G. en France, à bientôt donc, dans la tribune de l'Histoire.
Plus de 22 ans après, je me suis souvenu à l'occasion d'un certain référendum.
En effet, le 30 Octobre dernier, les habitants de la province canadienne du Quebec, ont été autorisés à se prononcer par voie de référendum sur l'avenir politique, économique et culturel de ce territoire, en clair son indépendance.
On en connaît le résultat...
Tous les auditeurs connaissent ma pensée profonde sur le droit des peuples de disposer d'eux-mêmes incontournable à mes yeux, et dès lors que les Québécois se reconnaissent dans les attributs d'un peuple, prenons en acte, et souhaitons leur bon vent, pour l'avenir.
Mais ce référendum du 30 Octobre appelle plus qu'une observation...
Tout d'abord, le Québec fait partie intégrante du  Canada, un Etat souverain.
Dans ces conditions le gouvernement fédéral d'Ottawa était fondé à s'opposer aux prétentions séparatistes des Québécois y compris par les armes.
C'est ce que, en son temps, on n'a pas hésité de pratiquer en Indochine, en Algérie, en Kanaky et peut-être un jour en Caraïbe autant de pays que je sache, très éloigné géographiquement du Continent européen.
Mieux même, Ottawa, a accepté que les seuls Québécois, soient amenés à se prononcer par vote, sur le sort de la province au risque, en cas de victoire du - oui - de faire voler en éclat, tout le fondement de la Société canadienne.
Vraiment dans cette affaire, le Canada a donné au Monde, une belle leçon de tolérance, et de démocratie, au titre de laquelle devraient s'inspirer toutes ces nations disposant du territoire d'autres peuples, en vertu notamment de leur principe simpliste, mais efficace de la -république une et indivisible-..
En second lieu, les observateurs auront relevé la position ambiguë du gouvernement français allant du soutient discret à la cause séparatiste québécoise, en passant par la réserve diplomatique au regard de l'Etat Canadien d'une part, et l'engouement des médias français en général, pour la victoire du "oui"au référendum, d'autre part.
Aux uns et aux autres qu'avez-vous fait du devoir de réserve vis à vis d'un pays soi disant ami.
Quelle sera votre position demain, face à un puissant mouvement indépendantiste caribéen touchant précisément les peuples de la Martinique et la Guadeloupe, toujours placés sous tutelle.
Une autre question cependant...
Comment se fait-il que l'indépendance est acceptable et même désirée pour le Québec indo-européen, alors que, pour cette partie de la Caraïbe nègre, l'indépendance est inacceptable.
Grave question en vérité au titre de laquelle l'Histoire devra si possible apporter une réponse conforme au droit de l'homme et surtout des peuples de disposer d'eux-mêmes.
En attendant pour ma part, la réponse est simple, et nul ne sera étonné...
…Vive la Caraïbe libre…

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

Léonce Lebrun

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