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Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme

 

Pour qui sonne le glas, ce titre  de l’excellent roman de feu Ernest Emilegay,brillant écrivain  américano -cubain qui nous a projeté dans l’enfer de le guerre civile espagnole -1936-1939, gagnée par les nationaliste, que le 20ème siècle a connue depuis la guerre de cessession américaine de 1860 à1865 remportée par les yankee du Nord…

 

et si nous ne prenons pas garde  ,un tel scénario catastrophe n’est pas exclu à terme en terre française de l’Europe…

 

…car depuis quelque temps nous assistons à un déchainent de comportements  et de propos qui frisent l’intolérance, rapportés sans discernement par des média affidés au Pouvoir en place…

 

… des adversaires politiques sont traités comme des ennemis de la République…

 

… bref, silence dans les rangs, on ne veut voir qu’une seule tête, aucune opposition n’est tolérée…

 

…les races n’existent pas (version française) mais dans les médias on insiste particulièrement sur l’aspect physique de certaines personnes, l’écrivain « noir » l’avocat « noir » l’artiste « noir » pour sans doute marquer la différence, une supériorité supposée de l’indo européen …pitoyable…

 

…allons donc, que l’on cesse  de considérer  les Africains et autres afrodescendants comme des zombis …

 

… et voilà  qu’après avoir dénié aux masses le droit de contester la gouvernance de minorités privilégiées, en les refoulant dans une opposition insultante dite populiste…

 

… on ne reconnait pas  le droit à certaines minorités ethniques de se regrouper pour échapper dans ce pays, avec un climat d’arrogance et d’intolérance, en les cantonnant dans le concept de communautarisme

 

mais au fait de quoi s’agit-il….

 

 …immigration, communautarisme insécurité …

 

 …un triptyque  inconcevable et inacceptable dans une Société, une  Nation de civilisation...

 

wwwxxxwwwxxxwwwxxx la suite , prochainement 

 

Amílcar Lopes Cabral

 

Amílcar Lopes Cabral -12 septembre 1924-20 janvier 1973- Abel Djassi de son pseudonyme, est un homme politique de Guinée-Bissau et des Îles du Cap-Vert.

 Il est fondateur du Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde, Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, PAIGC, qui amena à l'Indépendance ces deux états colonisés par le Portugal

Biographie

Amílcar Cabral est né en Guinée portugaise à Bafatá en 1924 de parents originaires du Cap-Vert. Il part étudier l'agronomie à Lisbonne où il demeure jusqu'en 1952.

 Il y côtoie des militants de la libération des colonies africaines de l'empire colonial portugais.

Certains de ces militants deviendront des meneurs de la lutte indépendantiste en Afrique lusophone, occidentale et australe, tels Mario de Andrade, Agostinho Neto, Viriato da Cruz qui deviendra le Premier secrétaire du MPLA tous les trois en Angola, Eduardo Mondlane -fondateur du Frelimo, Mozambique-, Marcelino dos Santos et Vasco Cabral.

De retour en Guinée-Bissau comme agronome, il entend contribuer à améliorer la condition de son peuple et mettre fin à la domination coloniale portugaise.

En 1956 il fonde, avec Luís Cabral, son demi-frère futur président de la République de Guinée-Bissau Aristides Pereira futur président de la République du Cap-Vert, Abilio Duarte futur ministre et président de l’Assemblée nationale du Cap-Vert, le PAIGC, organisation alors clandestine.

Le PAIGC se bat contre l'armée portugaise sur plusieurs fronts à partir des pays voisins, la Guinée Conakry notamment et la Casamance, province du Sénégal.

Il parvient peu à peu à contrôler le sud du pays, mettant en place de nouvelles structures politico-administratives dans les zones libérées.

Personne ne peut douter, parmi notre peuple, comme chez tout autre peuple africain, que cette guerre de libération nationale dans laquelle nous sommes engagés n’appartienne à l’Afrique tout entière , déclarait il.

Parallèlement, Amílcar Cabral déploie une activité diplomatique très intense pour faire connaître son mouvement et en légitimer l’action auprès de la communauté internationale, et en 1972 les Nations unies finissent par considérer le PAIGC comme véritable et légitime représentant des peuples de la Guinée et du Cap-Vert .

Amílcar Cabral est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry -Guinée-Conakry- six mois seulement avant l’indépendance de la Guinée-Bissau.

Ses assassins sont des membres de son parti, vraisemblablement manipulés par les autorités portugaises et bénéficiant de complicités au plus haut niveau dans l’État guinéen.

Amilcar Cabral ne verra donc jamais la reconnaissance de l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert par le Portugal, le 10 septembre 1974, cause pour laquelle il a combattu pendant plus de vingt ans.

Pendant l’enquête destinée à faire la lumière sur l’assassinat, Ahmed Sékou Touré a fait disparaître toutes les pièces à conviction en se contentant d’accuser le Portugal le général António Spínola et la PIDE, police politique portugaise.

 Les meurtriers de Cabral ont motivé leur geste par le fait de la domination des métis et de leur accaparement du pouvoir.

Amilcar Cabral était un exemple de métissage culturel mais la proximité de son frère Luis, métis biologique et celle de l’élite capverdienne constituaient une preuve de la position ambiguë du leader de la révolution.

Sékou Touré a peut-être joué un rôle dans l'attentat, mais on sait qu’il avait toujours critiqué la main-mise des Capverdiens sur les structures dirigeantes de la Guinée-Bissau.

En outre, on sait aujourd’hui qu’un projet de Grande Guinée existait et était débattu entre Bissau et Conakry, qui se sentaient proches idéologiquement et sociologiquement.

 Ce projet a été combattu par les Capverdiens jusqu’à leur éviction car il promettait la suprématie des Nègres. Avec la mort de Sékou Touré en 1984, ce projet a été oublié.

Souvenir

Une compétition de football, la Coupe Amílcar Cabral, porte son nom.

Des lycées portent également son nom,  le Lycée technique Amílcar-Cabral à Ouagadougou Burkina Faso et le lycée agricole Amílcar-Cabral LAAC à Brazzaville -CONGO-

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