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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

L'émigration

 

Cela ne peut être une fin en soi, car si un eldorado a existé, ce temps est bien révolu.

Durant ces trente dernières années notre émigration a connu des formes diverses passant du volontariat, par les départs fortement encouragés,organisés, et semble-t-il, un léger reflux d'après les dernières statistiques, mais pour la clarté de la contribution nous porterons notre attention sur

la forme organisée

En politique, il n'y a pas de facilité , on arrête des choixsuivant des objectifs qui seront atteints à court, moyen et long terme.

Pour nous, l'émigration à double sens, qui a pris sa vitesse de croisière à partir des années 1970, recouvre ces échéances...

Vers la France, à court et moyen terme

La guerre d'Algérie est terminée depuis le 1er Juillet1962 par l'accession de ce pays à l'Indépendance, grâce aux accords d'Évian.

Certes, une arrivée massive de rapatriés de souche européennea lieu, qui aurait pû compenser le départ tout aussi massif desalgériens, désireux de regagner leur pays nouvellement souverain.

Ces femmes et ces hommes qui sont partis, effectuaient les travaux les plus pénibles, qui ont cependant permis à la France d'atteindre un haut niveau de prospérité, bâtiments, travaux publics etc...

D'autre part, certains services de l'État et de collectivités publiques, postes, transports, hôpitaux, avaient un grand besoin d'agents d'exécution.

Le marché du travail s'étant trouvé conforté par une forte pénurie de main d'oeuvre, la solution de remplacement fut toute trouvée.

Dès lors commença dans nos pays cette fantastique campagne d'intoxication auprès des jeunes et des désoeuvrés de toute nature, tendant à leur faire admettre, que leur salut se trouvait dans le déracinement.

Par milliers, nos compatriotes partirent à la recherche de cet hypothétique eldorado, aidés en cela par les médias locaux aux ordres, et surtout l'action destructrice du B.U.M.I.D.O.M. véritable négrier des temps modernes.

Nous fûmes nombreux à combattre cette politique, car dès l'époque, nous savions que nos pays seraient privés pour longtemps de forcesvives et disponibles.

A l'évidence, cette émigration fut-elle économique pour les uns, sociale pour les autres, ne pouvait masquer les réalités.

Car l'émigration se réalisa dans l'autre sens pour atteindre l'objectif à long terme, par la création comme en Kanaky, d'une colonie de peuplement.

Le bon sens admet que s'il n'y avait pas d'emploi pour les autochtones, il en était de même pour tous les autres.

Or, personne ne peut ignorer que parallèlement au départ massif vers la France, un mouvement inverse s'est institué tendant à voir s'installer dans les secteurs de la vie économique, administrative de nos pays, un nombre significatif d'actifs européens.

Nous en arrivons à la vrai motivation de l'émigration qui était sans contestation, desupprimer à terme toute velléité ou forme de contestation portant en elle, les germes de revendications nationalistes.

"Or, qui aurait pû mener une telle démarche combative mieux que la jeunesse disponible".

La modification de l'équilibre démographique par l'émigration a mieux mis en lumière l'échec de l'assimilation dans le domaine politique.

Une paupérisation endémique de nos peuples malgré un niveau de vie maintenu artificiellement.

Des masses entières de personnes condamnées à l'émigration dont les conséquences peuvent s'avérer dévastatrices sur le plan psychique , les ingrédients de l'échec sont donc manifestes.

Mais cette constatation se vérifie avec plus d'évidence sur le plan politique, comment put-il en être autrement.

Comme nous l'avons souligné avec force au début de cette contribution, les peuples pas plus que les individus ne s'assimilent.

Les uns et les autress'accommodent du système en fonction de leurs intérêts propres, mais jamais ils n'y apportent une adhésion affective.

La loi du 19 Mars 1946 portait en elle-même les germes d'un conflit permanent:
sur le fond , le dispositif juridique ne pouvait en aucun cas, apporter des
solutions justes et durables aux populations concernées

sur la forme: nos peuples n'ont pas étéconsultés sur le choix de leur avenir, une erreur, pire, une faute politique incroyable Car, dès 1956, le député de la Caraïbe,Aimé CESAIRE, partisan pourtant de la loi de 1946, donnait le ton, et prônait un changement complet pouvant conduire à l'autonomie de nos pays.

En 1958, un fait politique majeur n'a pas pu échapper à l'attention des observateurs.

En effet, bien que le résultat du scrutin du 27 Septembre 1957, référendum sur l'adoption de la 13ème constitution, créant la 5ème république française n'aurait eu aucune incidence sur l'évolution du statut, suivant les déclarations des milieux officiels...

...Il n'en demeure pas moins, que le niveau élevé des taux d'abstention dans nos pays, a signifié s'il en était besoin, que l'adhésion populaire pour une politique imposée, ne serait jamais obtenue.

Trente quatre années après, ces peuples devaient confirmer leur verdict, par une abstention massive lors du référendum du 20 Septembre 1992.

Il est indéniable que depuis 1959, les troubles, qu'ils aient un caractère politique ou pas, n'ont pas cessé dans nos pays, mettant en lumière
l'inadéquation du système.

Par une ordonnance du 15 Octobre 1960, le pouvoir parisien de l'époque avait crû bon, de déléguer des moyens exorbitants aux préfets, leur permettant d'obtenir la mutation manu militari, de toute personne dont les actes et déclarations seraient de nature à troubler l'ordre public.

Il s'agissait en fait de réprimer et d'écraser toutes revendications nationalistes.

En Mai 1967  une simple grève des ouvriers du bâtiment, à Pointe à Pitre, se solda par le massacre de dizaines de manifestants.

Un tel événement eut-il été concevable en France, sauf pendant la guerre d'Algérie...

Profitant de la peur installée dans la population, le pouvoir accentua sa politique de répression en faisant porter la responsabilité du drame sur l'action des nationalistes.

Enfin, sur un plan personnel, l'enfant né en France de parents émigrés, n'est pas un "métropolitain", pour l'européen, il ne sera jamais considéré comme tel, mieux encore, de passage dans nos îles, l'interessé retrouvera ses racines naturelles.

Pas de doute, dans la conscience collective, le " métropolitain " est une personne de race indo européenne.

Dès lors, quel que soit sonlieu d'existence, il bénéficie d'un statut privilégié qui lui confère des avantages exorbitantspar rapport à la règle de l'égalité des chances, des droits, et des devoirs, la démystification s'impose avec rigueur.

Il est évident que le processus d'assimilation et d'intégration, n'a pas comme finalité, d'élever le niveau de conscience de nos peuples, et le sens des responsabilités collectives...

... Mais de nous dépersonnaliser, nous mettant les uns et les autres, dans un état permanent de dépendance socio-économique, d'infériorité artificielle, de frustration injustifiée.

L'Espoir

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