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Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Le Communautarisme

 

Pour qui sonne le glas, ce titre  de l’excellent roman de feu Ernest Emilegay,brillant écrivain  américano -cubain qui nous a projeté dans l’enfer de le guerre civile espagnole -1936-1939, gagnée par les nationaliste, que le 20ème siècle a connue depuis la guerre de cessession américaine de 1860 à1865 remportée par les yankee du Nord…

 

et si nous ne prenons pas garde  ,un tel scénario catastrophe n’est pas exclu à terme en terre française de l’Europe…

 

…car depuis quelque temps nous assistons à un déchainent de comportements  et de propos qui frisent l’intolérance, rapportés sans discernement par des média affidés au Pouvoir en place…

 

… des adversaires politiques sont traités comme des ennemis de la République…

 

… bref, silence dans les rangs, on ne veut voir qu’une seule tête, aucune opposition n’est tolérée…

 

…les races n’existent pas (version française) mais dans les médias on insiste particulièrement sur l’aspect physique de certaines personnes, l’écrivain « noir » l’avocat « noir » l’artiste « noir » pour sans doute marquer la différence, une supériorité supposée de l’indo européen …pitoyable…

 

…allons donc, que l’on cesse  de considérer  les Africains et autres afrodescendants comme des zombis …

 

… et voilà  qu’après avoir dénié aux masses le droit de contester la gouvernance de minorités privilégiées, en les refoulant dans une opposition insultante dite populiste…

 

… on ne reconnait pas  le droit à certaines minorités ethniques de se regrouper pour échapper dans ce pays, avec un climat d’arrogance et d’intolérance, en les cantonnant dans le concept de communautarisme

 

mais au fait de quoi s’agit-il….

 

 …immigration, communautarisme insécurité …

 

 …un triptyque  inconcevable et inacceptable dans une Société, une  Nation de civilisation...

 

wwwxxxwwwxxxwwwxxx la suite , prochainement 

 

lL y aura bientôt  40 ans, c’était en Mai 1967

 

 

Sommé ou invité suivant l'échiquier, à prendre position dans le grand chambardement politico-médiatique en cours, imperturbable je garde le cap, le plus sûr moyen de ne pas m'éloigner de l'essentiel...

 

...Notre Histoire, en vous invitant à la lecture d'une lettre adressée au Maire de Pointe à Pitre, en prévision du 40è anniversaire de la tuerie survenue dans sa Ville, les 26 et 27 Mai 1967.

 

Que le peuple de la Guadeloupe se souvienne, que la diaspora caribo guyanaise se mobilise en la circonstance, pour rappeler à ce Monde que l'Homme ne vit pas que de pain.

 

Monsieur le Maire,

 

Il y aura bientôt  40 ans, c’était en Mai 1967…

L’homme et militant politique, et non le politicien, doit savoir prendre du recul, et se donner le temps de la réflexion, afin d’aller dans ses actions vers l’essentiel, et pour votre serviteur, les problématiques du Monde Nègre, ses perspectives d’avenir... son Histoire précisément…

 

 ...Mai, pour nous Caribéens est un mois chargé de souvenirs  mélangé d’espoir mais aussi de fortes douleurs que le temps qui passe n’a pas estompées.

 

 Et voilà qu’en ce matin du 26 Mai 1967, il avait fait un soleil radieux sur cette bonne terre de la Guadeloupe que vous diront les gens de l’époque.

 

Seulement  ce jour là, et pour la journée suivante du 27, beaucoup de ces patriotes guadeloupéens, auront vu leur destin s’achever brutalement, tombés sous les balles d’un colonialisme féroce et triomphant en territoire caribéen.

 

 Qu’avaient-ils fait ces hommes, ouvriers du bâtiment  de leur état, descendus dans la rue, pour réclamer une modeste augmentation de salaire pouvant assurer une meilleure existence à leurs familles.

 

 Seulement voilà, c’étaient des Nègres, et  avec ces gens là, on ne discute pas, hier c'était le fouet, et aujourd'hui en terre coloniale on fait parler la mitraille.

 

 Combien ont-ils disparu au cours de ces jours noirs du 26 et 27 Mai 19967…peu importe le nombre, mais je me rappellerai toujours, juste terminé un cycle universitaire, que le pouvoir colonial avait saisi  ce drame de l’Histoire de la Guadeloupe, pour décapiter tous les mouvements nationalistes de nos pays, en particulier  le GONG dont l’action à terme aurait conduit à la souveraineté de ce territoire.

 

Au prix certes, d’une saignée nationaliste salutaire, qui fait partie de la médecine politique, à l'occasion d' une de ces guerres coloniales éclair, bien pensées, conduites par des hommes volontaires et motivés, amoureux de la liberté , suivis et soutenus par un peuple qui aurait compris tout l'enjeu de ce combat décisif 

 

De nos jours, le TPI, Tribunal, Pénal International) aurait été saisi pour Crime contre l’Humanité, mais comme par définition ce forfait est imprescriptible on ne peut enfouir dans l’oubli à jamais, ces victimes de la barbarie du 26 et 27 Mai 1967 à  Pointe à Pitre.

 

D’autant plus, fait inquiétant, que les guadeloupéens semblent avoir été touchés au regard de cette tragédie très contemporaine, d’après mes investigations sur le terrain et dans la diaspora, par un étrange autisme  collectif s’apparentant à une forme de syndrome de Stockholm...

 

 ...Les anciens ne se rappellent plus, les jeunes n'en n'ont pas eu connaissance, pas la moindre stèle de souvenir, alors, quel contraste...

 

... Que chaque année nos frères maghrébins de l’Algérie se souviennent de la nuit noire à Paris du 17 Octobre 1961 qui avaient conduit leurs aînés à braver la police pour soutenir les indépendantistes du FLN...

 

...A chacun sa mémoire de l’Histoire, des méthodes, et des résultats de la période coloniale, en tout cas  on ne prépare pas l'avenir  en piétinant le passé avec autant de légèreté.

 

C’est pourquoi Monsieur le Maire, connaissant votre humanisme, et la connaissance de l’Histoire, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir inscrire le drame rapporté à l’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil municipal de la Ville, tendant à prendre une délibération qui rend hommage aux victimes des 26 et 27 Mai 1967.

 

 Il va s’en dire dans ce cadre que toute manifestation pourrait être opportunément organisée, associant les peuples de la Guadeloupe la Martinique et la Guyane à ce douloureux souvenir.

 

 Par la suite une stèle devrait être érigée pour marquer l’Histoire J’invite ce jour les élus responsables des exécutifs du Conseil général et Régional de la Guadeloupe la Martinique et la Guyane à s’associer activement à ce souvenir en leur tenant une copie de cette lettre qui sera publiée

 

 En vous  demandant de réserver à cette  démarche la suite positive qu’elle estime avoir droit Je vous remercie par avance, et,

 

 Vous prie de croire Monsieur le Maire, en l’assurance de mes meilleurs souvenirs, et mes sentiments respectueux 

                                                                                  Léonce LEBRUN

Courrier du 25 Avril 2007 

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