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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Religion et Race

 

Elles sont presque jumelles sauf que l’une relève de la virtualité et l’autre de la réalité…

 

… deux rituelles qui remontent  dans la nuit des temps et ont causé tant de désagréments à l’espèce humaine suivant les époques…

 

mais au fait pourquoi avoir mené croisade pour la suppression du mot « race » dans le langage et sur certains documents officiels alors que celui « religion » a toujours droit  de citer ne faisant l’objet d’aucune attaque virtuelle…

 

Pour la petite histoire aucune nation  et d' institution internationale n’ont repris à leur compte ce schéma…

 

…IL y a certainement un flou qui cache le loup ;

 

Sans entrer dans les détails l’auteur va évoquer quelques faits qui marquent l’Histoire de la Religion et la Race…

 

de la Religion

 

Quand Pierre (Simon) l’un des apôtres préférés de l’Homme de Bethléem arrive à Rome, nous savons qu’il  est chargé d’une  mission apostolique…

 

…tu es pierre et c'est sur cette pierre que je bâtirai mon Eglise…

 

 Aissi est né le Christianisme qui allait se développer  en terre de paganisme, car n’oublions pas qu’à cette époque l’empire romain est placé sous la domination absolue des empereurs à qui tous se considèrent comme des dieux sur terre adorés par leurs sujets.

 

Dans ce cas, les Romains  qui  se sont convertis à cette doctrine nouvelle, vont payer de leur vie cet outrage à l’Empereur à l’occasion d’horribles persécutions, Saint  Pierre, premier pape de l’Eglise, ayant été lui même un martyr du système en 64, sous le règne de Néron,

 

 Cette macabre tragédie aura duré jusqu’au passage de l’Empereur Constantin (272-337) qui s’étant converti  au Christianisme mit fin au martyr de chrétiens.

 

Toutefois, cette religion aura connu par la suite bien des attaques et  des remous, dont au passage…

 

 L’arrivée de l’Islam généré en 624 par le prophète Mahomet divisé en  deux branches, chiites et sunnites;

 

 En 1517  l’autorité du Pape et les fondements de l’Eglise sont contestés en Allemagne par le pasteur Martin Luther, c’est le schisme avec la création de l’Eglise protestante

 

En 1543 le Roi Henri VIII se sépare de Rome en créant l’Eglise anglicane indépendante

 

Avec l’arrivée du Protestantisme en France le pays aura été traversé par une longue période  d’intolérance vis à vis des protestants (huguenots), dont l’Histoire aura retenu le massacre de la Saint Barthélemy qu’au cours de la nuit du 24 Aout 1572 et des jours suivants, plus de 30000 adeptes de cette doctrine  ont  été assassinés.

 

Et plus tard  en 1663 Louis XIV  instituait la Religion Catholique comme seule religion d’Etat en multipliant les embûches et les humiliations envers des sujets protestants, provoquant un exode massif de ceux-ci en direction de la Grande Bretagne notamment

 

De nos jours bien de conflits ont une connotation religieuse, c’était le cas de la crise de l’Irlande du Nord (1960 -2007) opposant catholiques et Protestants

 

Par ailleurs dans le conflit yougoslave ( 1991-2001) il est difficile de ne pas observer un soupçon de guerre de religion entre orthodoxes (Serbie) et musulmans (Bosnie Croisie)

 

D’autre part comment ne pas relever l'implication de certaines Nations de l’Occident dans la destuction de ce pays après la disparition de son emblématique dirigeant le Maréchal  Tito

 

Car ce territore que j’ai visité dans les années 1980, formant une Fédération de six régions, avait un avenir très prometteur qui n'a pas fait que des heureux.

 

L’Histoire nous le dira, la mer rejetant toujours ses cadavres.

 

Par contre en Palestine le conflit opposant le Hamas et l’Etat hébreu ne décèle à priori aucune connotation religieuse.

 

En conclusion la religion est une construction humaine qui avec le temps aura disparu

 

Prochainement…la Race..

 

https://www.youtube.com/watch?v=opP4PcZ7aN4&list=RDopP4PcZ7aN4&start_radio=1

 

Séquelles de l’Esclavage en Martinique

 

Cela fait une trentaine d’années que j’exerce ma profession de psychologue en Martinique et, même si certains affirment que traite négrière et esclavage sont dépassés, qu’il faut tourner la page, même si on ne peut mettre tous les maux de notre société sur le compte de ces évènements tragiques.

IL est indéniable que je retrouve des traces de ces atrocités perpétrées par des hommes contre d’autres hommes, qu’ils constituent des traumatismes qui ont laissé des marques bien présentes dans le quotidien, les comportements, les attitudes actuels.

Le passé habite bien notre présent et hante notre imaginaire ou si l’on préfère notre inconscient comme l’a expliqué dans sa théorie de la psychanalyse Sigmund FREUD.

Comment penser que des faits si terribles par leur durée et leur intensité, que ces situations si extrêmes de domination soumission et de violences se soient effacés de la mémoire des peuples qui y ont été soumis.

 A qui fera-t-on croire que tous les hommes, je dis tous, sans privilège, sans particulière exonération, ont connu la déportation, la traite, l’esclavage, le collectif ravalement à la bête, le total outrage, la vaste insulte, que tous ont reçu, plaqué sur le corps, au visage, l’omniscient crachat .

Nous seuls, madame, vous m’entendez, nous seuls, les nègres ! » écrivait CÉSAIRE dans « La tragédie du roi Christophe » acte 1, scène 7.

Rapts, parcages à Gorée et ailleurs, traversées de l’océan dans des conditions effroyables, ventes sur les marchés d’esclaves comme des bêtes et même des meubles, séparations des membres d’une même tribu, d’une même nation ou d’une même famille, écrasement des langues et cultures originelles, viols, humiliations, mutilations.

De tels traitements ont mobilisé, pour survivre, chez ces hommes et ces femmes terrifiés, déboussolés, ayant perdu tous repères ,mais également chez leur bourreaux) des mécanismes de défense dont certains ont été étudiés par des chercheurs dont font partie des psychanalystes martiniquais comme Guillaume SURÉNA et le docteur Jeanne WILTOR.

Déni de la réalité, projections ou retournement contre soi, identification à l’agresseur, ont en quelque sorte formaté une mentalité, des traits de personnalité et de société qui subsistent jusqu’à nos jours malgré l’abolition de l’esclavage en 1848.

Car cette abolition ne s’est pas accompagnée d’une suppression de la domination des colonisateurs ni des injustices, d’une réhabilitation des victimes. Au contraire, seuls les colons ont été indemnisés de la perte de leurs privilèges et donc récompensés de leurs méfaits !

La résilience, cette capacités à rebondir, à réagir positivement contre l’adversité, dé crite par Boris CYRULNIC, n’a pas pu jouer dans un contexte socio-économique qui reste déplorable, une «pwofitasion,» qui a entraîné de nombreuses luttes sociales antérieures et le ras le bol de février 2009, un génocide par substitution non pas par le

Bumidom mais par décérébration de l’intérieur par les drogues et la désespérance d’un chômage endémique.

De ces stratégies adaptatives d’antan résulte du côté des colonisateurs le racisme, rationalisation de l’infériorité de ceux qu’ils ont asservis, qui justifie le sort réservé à ces êtres qui doivent servir les intérêts économiques de l’occident et qui devraient, à leur avis, les remercier de leur avoir apporté la civilisation (bienfaits de la colonisation).

Du côté des victimes, les choses sont plus complexes car on ne renie pas si facilement ses origines et le choix difficile entre aliénation et rébellion (et recherche identitaire ) suscite le malaise. D’où des sentiments et des ressentis en apparence contradictoires et qui, poussés à l’excès, peuvent devenir pathologiques.

J’énumère, sans que ce soit exhaustif,

  •   soumission aux valeurs occidentales drainées par ces chevaux de Troie que sont la publicité et les media aux ordres. Négrophobie ou autophobie de FANON avec hiérarchisation des couleurs de peau, qui se retrouve jusque dans les familles, dans la préférence donnée aux enfants plus clairs de peau et aux cheveux dits  plats  chapéisme de CABORT-MASSON. Et en même temps revendication de notre appartenance africaine.
  •   Méfiance qui tourne souvent à la paranoïa vis-à-vis des congénères Nègres et en même temps agressivité à l’encontre l'indoeuropéen en général.
  •   Réticence à utiliser la langue française ,langue officielle mais aussi de l’oppresseur, mais également le créole ,langue basse, d’où un déficit verbal grevant l’adaptation à l’école des enfants.
  •  Rébellion maladroite qui se mue en opposition larvée, en  kompèr lapinis, en  débouya pa péché  avec attitudes négatives au travail ,travail béké, lenteur, manque de ponctualité,  problèmes d’accueil dans le tourisme.
  •   Multipartenariat et non polygamie hérité de la survalorisation du sexe de l’homme-étalon pour lequel fécondité signifie virilité et réussite sociale à l‘instar du maître blanc et névrose d’abandon à l’origine de maintes violences conjugales.
  •  Coups érigés en moyens éducatifs ordinaires et en même temps hyperprotection anxieuse des enfants empêchant toute initiative de ceux-ci.
  •   Peur des chiens et agressivité à leur encontre, peur de la mer.
  •   Peur du largage par l’Etat-père et la mère-patrie dont on sait bien pourtant qu’ils ne défendent que leurs propres intérêts, mais surtout revendication de la nationalité française à laquelle les antillais sont attachés car représente une preuve de leur humanité, de leur statut d’homme même si seulement affranchis selon maître MONOTUKA, en quelque sorte déjà une forme de réparation.

Dès décembre 1993, le crime a été dévoilé et dénoncé quand, à l’initiative du cercle Frantz Fanon et de son président maître Marcel MANVILLE, s’est tenu à Fort-de- France le  Tribunal de l’histoire  qui a instruit le procès des crimes commis en Afrique et en Amérique par l’Occident colonisateur ayant perpétré – je cite-  le plus gigantesque et le plus effroyable massacre depuis que les hommes vivent sur terre .

Le crime n’a été officiellement condamné qu’en mars 2001 : traite transatlantique comme esclavage ont été reconnus crimes contre l’humanité grâce à madame Christiane TAUBIRA soutenue au sénat par le docteur Claude LISE.

Reste la réparation, salutaire pour la victime comme pour le bourreau et qui ménerait à l’apaisement, à une réconciliation , réparation symbolique, qui tendrait à réhabiliter, à respecter les cultures originelles, avec la restitution honnête de l’histoire falsifiée de nos peuples dans les livres et manuels scolaires, mais également réparation financière : les psychanalystes connaissent bien le pouvoir thérapeutique de la participation financière.

Comme je l’écrivais dans mon livre,  A l’écoute de la Martinique . Pourquoi le nègre, l’indien, ne devraient –ils revendiquer que la seule dignité qu’il n’a pas à démontrer au Monde alors que ce Monde ne comprend que les arguments de l’économique et de l’argent et non pas d’être un homme à l’égal des autres et à part entière.

Il serait temps que le Monde, celui des grandes puissances, se rende compte que le nègre, l’indien, est aussi de chair et de sang et vit aussi de pain et que c’est au Monde de se moraliser enfin.

Il serait temps peut-être non pas que  nous nous mettions au pas du monde  mais que nous étudiions ce pas pour le transformer à notre mesure, que nous nous battions sur le terrain de la mondialisation sans nous y perdre, si nous ne voulons pas être vaincus et décimés.

Il serait temps que les anciens colonisateurs qui , par leur égoïsme, leur cupidité, leur avidité ont créé le Tiers-monde, se gare du retour du boomerang qu’ils ont lancé depuis des siècles et assume le métissage qu’ils ont eux-mêmes initié.


L’une des fac
̧ons les plus justes et les plus efficaces de tourner la page, de faire taire les rancoeurs, serait d’indemniser collectivement les populations des anciennes colonies, que les afro-descendants obtiennent une juste rémunération du travail de leurs parents.

L’outremer  possessions de prestige , en compensation de ce statut et en réparation des sévices perpétrés sur les ancêtres d’une partie de la population actuelle devrait pouvoir bénéficier de privilèges financiers collectifs visant à relever le niveau de vie de cette population, à assurer l’avenir de la jeunesse et à faire entrer ces anciennes colonies dans le concert des pays développés.

Comme l’écrivait déjà en 1979 Christian DE BALEINE, rédacteur en chef de Paris- Match : « Il faut que la France aide nos anciennes colonies à surmonter leur handicap et à parvenir à l’égalité économique.

Mais il ne faut plus tolérer que ce noble propos soit trahi et que l’aide métropolitaine n’aboutisse finalement qu’à transformer les dons publics en fortunes personnelles.

A bons entendeurs…

A nous, intellectuels de ce pays, à être les guides, les modèles crédibles, de notre peuple, à nous mobiliser pour l’informer, le former, afin qu’il continue d’exister.

George HUYGHUES DES ETAGES

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